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RESERVES NATURELLES - ASTERS |
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ASTERS
- Agir pour la sauvegarde des territoires et des espèces
remarquables ou sensibles et l’Espace Mont-Blanc collaborent
avec les clubs de Vol Libre de la région afin que
le développement de l’activité reste
compatible avec la sauvegarde des espaces naturels, leurs
ressources et les autres activités humaines.
Amis pilotes, soyez vigilants et respectueux afin que le
Gypaète barbu, l’Aigle royal, le Bouquetin
des Alpes et les autres représentants de la faune
montagnarde continuent à enchanter vos vols...
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| VOLER
SANS DÉRANGER ? QUELQUES RÉFLEXES À ADOPTER
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| Pour
la grande majorité des animaux terrestres, le parapentiste
est identifié comme un très grand prédateur
et induit un comportement de panique et de fuite.
Aussi, de manière générale, ne survolez
pas les hardes de chamois, de bouquetins ou d’autres
ongulés. Au-delà de l’impressionnant spectacle
que fourni la débandade de ces animaux, cette fuite
provoque un stress majeur pouvant induire des avortements
chez les mères, la perte des jeunes, des blessures
ou la mort. En 1999, dans les Bauges, une harde de chamois
ainsi survolée par un parapente, a déroché
et induit la mort de 2 animaux.
Cette peur est également présente chez la petite
faune de montagne, tétras lyre, lagopède, lièvre
variable et même la marmotte qui, après avoir
poussé un unique cri strident se réfugie au
fond de son terrier, où elle peut rester terrée
plusieurs heures, sans se nourrir ni constituer ses réserves
hivernales.
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| LES
RAPACES ... |
Toutes
les manoeuvres d’approches d’un parapente par
les rapaces ne sont jamais des jeux mais toujours, dans un
premier temps, une évaluation du danger puis, dans
un second temps, des tentatives d’intimidations pouvant
être plus ou moins prononcées. Le vol en festons
de l’aigle royal (suite rapide de piqués et de
chandelles) est ainsi un comportement typiquement territorial,
il cherche à chasser l’intrus. Le parapente est
alors entré dans une zone sensible pour l’oiseau,
le plus souvent il défend son nid et ses environs immédiats,
ce que l’on appelle sa "chambre nuptiale".
Afin de le laisser couver ou élever ses jeunes, il
est alors indispensable de s’éloigner. De même,
lors d’un survol le long d’une falaise, si un
nid de branches est visible ou si un oiseau quitte la falaise
et s’approche en vol direct, quittez rapidement le site.
Par contre voler avec un ou plusieurs rapaces loin de toute
falaise ou de site potentiel de nidification est simplement
un partage du moyen de propulsion, le thermique. Dans ce cas
le dérangement est quasi absent et l’oiseau peut
prendre le parapente comme un " OVNI ". Si vous
ne cherchez pas à vous en approcher et ainsi montrer
des signes d’agression cette rencontre ne posera pas
de problème. Bien souvent l’oiseau, supérieur
en vol au parapente, prendra rapidement la pompe et continuera
son chemin.
Comme chez l’Homme, quelques rares individus se démarquent
de leurs congénères. C’est le cas d’un
couple d’aigles en Suisse et de quelques hardes de chamois
sur Chamonix qui ont élu domicile à proximité
de sites de décollages. Ces animaux se sont aujourd’hui
habitués à la présence des parapentistes
et lèvent à peine la tête lorsqu’ils
sont survolés. Loin d’être des cas généralisables,
ces observations restent exceptionnelles.
À l’opposé, un échec de nidification,
par exemple chez le Gypaète barbu, est une catastrophe.
En effet, en 2003, sur l’ensemble des Alpes, seuls 9
couples sont présents. Au vu des bons résultats
du programme de réintroduction, on peut souhaiter que
ce nombre augmente ces prochaines années. Pour cela,
il faudra aussi que des sites de nidifications potentiels
restent présents, sans dérangements…
Le vol libre représente une forme importante de liberté,
que cette liberté profite aussi à la faune sauvage
qui vie toute l’année dans des conditions extrêmes,
et ne retrouve pas le soir, le réconfort d’un
appartement douillet. |
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Page
mise à jour, le 1er juin 2004
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